📰 News 2026-08-30 · Rédaction GTA VI News · GTA VI News 🔄 Mis à jour 2026-10-14

GTA 6 : Take-Two assigne X et Google en justice pour démasquer Cyberleek

GTA 6 : Take-Two assigne X et Google en justice pour démasquer Cyberleek
TL;DR

Cyberleek a mis fin à sa campagne de fuites de GTA 6 le 14 octobre 2026 sans publier la fin du jeu : son jeton n'a jamais atteint les 30 millions de dollars qui devaient débloquer une build de plus de 200 Go (1,7 million le 13 octobre, selon The Daily Game News). Il affirme qu'un « dead man's switch » diffuserait des spoilers scénaristiques s'il est arrêté.

La traque s'intensifie

Le 30 août, Mashable révélait que Take-Two Interactive — la maison mère de Rockstar — a déposé de nouvelles assignations contre X (ex-Twitter) et Google pour tenter de démasquer Cyberleek, le mystérieux auteur des fuites de GTA 6 qui agitent l'été. Selon le rapport, Take-Two a demandé le 21 août à la cour fédérale du district sud de New York d'ordonner aux deux plateformes « de produire l'identité » des responsables.

Cette démarche fait suite à deux assignations similaires visant Microsoft et Discord, déposées la même semaine. Dans ces documents, Take-Two qualifie les images divulguées de « contenu volé » et de « vidéos de gameplay divulguées », et donne à Microsoft jusqu'au 4 septembre pour remettre les dossiers de son enquête interne sur la personne de Cyberleek (Kotaku).

Une campagne de fuites… et une crypto

Cyberleek est apparu à la mi-août, distillant au compte-gouttes clips de gameplay, captures d'écran et images du jeu inachevé sur les forums, YouTube et X — des images dont Rockstar n'a jamais officiellement confirmé l'authenticité, même si les démarches judiciaires de Take-Two constituent un sérieux indice de leur validité (Mashable). La campagne s'est même parée d'un discours « anti-consommateur », fustigeant les précommandes 100 % numériques et la connexion permanente.

Mais le volet financier raconte une autre histoire. Quelques heures avant la présentation officielle sur Netflix, le portefeuille Solana associé à Cyberleek semble avoir encaissé environ 250 000 dollars en plusieurs transactions, selon Tom's Hardware — une estimation proche des près de 200 000 livres avancées par Eurogamer, et que PC Gamer résume comme un « rug pull » crypto des plus prévisibles. Le memecoin $CYBERLEEK s'est effondré : CoinDesk le donnait en baisse d'environ 46 % en 24 heures, sa capitalisation passant d'un pic de 25 millions de dollars le 23 août à environ 7 millions.

Spoilers, assignations et un YouTuber nommé

Les fuites n'ont pas cessé après la révélation officielle : Mashable rapportait cette semaine que Cyberleek a publié ses premiers vrais spoilers d'histoire, dont des images du prologue de Lucia. Par ailleurs, au moins un YouTuber nommé dans l'assignation de Take-Two a assuré n'avoir rien à se reprocher, déclarant à IGN « je ne suis pas spécial, espérons-le » — sans qu'aucun lien vérifié n'ait été établi entre sa chaîne et les fuites. FOX 26 Houston souligne pour sa part que l'identité de la ou des personnes derrière Cyberleek reste inconnue, et qu'aucun élément public n'explique précisément comment les images ont été obtenues (FOX 26 Houston).

Ce que ça change

L'enjeu est colossal pour Take-Two : l'éditeur a perdu plusieurs milliards de valeur boursière à l'éclosion des fuites, et GTA 6 — toujours prévu pour le 19 novembre — constitue le pari commercial le plus important de son histoire. En assignant X et Google, Take-Two ne se contente plus de traquer les vidéos : il force les plateformes qui les ont hébergées à l'aider à identifier leur auteur. Reste à savoir si la justice ira assez vite pour peser avant la sortie — et si le lanceur d'alerte a encore des munitions. Une certitude : la chasse à Cyberleek est devenue un bras de fer juridique très public.

Update — 2026-08-31

La bataille juridique est entrée dans une nouvelle phase le 31 août. Video Games Chronicle rapporte que Take-Two a demandé au tribunal une nouvelle assignation visant Discord, décrivant son enquête sur l'auteur des fuites comme « rapidly evolving » (« en évolution rapide »). Dans son dernier dépôt, l'éditeur indique avoir identifié un utilisateur Discord supplémentaire et obtenu des informations d'identification complémentaires sur un utilisateur déjà connu, ainsi que de nouveaux détails sur les serveurs communautaires visés par sa demande précédente — pour lesquels il sollicite désormais des informations plus ciblées (TorrentFreak).

Take-Two a également demandé que la nouvelle requête soit déposée sous scellés, afin que les détails restent hors de la vue du public. L'éditeur estime qu'une publication « donnerait l'avantage aux contrevenants présumés » (Video Games Chronicle) et prévient que la pièce jointe scellée « révèle des informations hautement sensibles et confidentielles sur une enquête en cours pour violation de droits d'auteur et détournement d'informations confidentielles de Take-Two » (TorrentFreak). PC Gamer précise que ce nouveau dépôt date du 28 août, qu'aucune décision n'a encore été rendue sur la demande de scellement et que l'assignation elle-même n'a pas encore été délivrée — Take-Two avertissant qu'une divulgation publique pourrait laisser aux contrevenants le temps de « supprimer, détruire ou dissimuler autrement des preuves » (PC Gamer).

Le marché a réagi le même jour. L'action Take-Two a chuté d'environ 7 % lundi 31 août — en baisse de 7,2 % en matinée, selon Investing.com relayé par StreetInsider — alors que le flot de vidéos divulguées continue de peser sur le sentiment des investisseurs à l'approche de la sortie du 19 novembre. Stocks Down Under évoque une chute de plus de 6 %, les investisseurs redoutant ce que ces fuites signifient pour le lancement ; The Motley Fool rappelle que GTA VI reste « de loin le jeu le plus important du pipeline » de l'éditeur, et Benzinga attribue la pression vendeuse à la série de fuites. Par ailleurs, Rockstar a fini par réagir publiquement à la vague de fuites : dans un communiqué relayé par Eurogamer, le studio qualifie les fuites de gameplay de « heartbreaking » (« déchirantes ») et prévient qu'elles peuvent contenir des spoilers. L'identité de Cyberleek reste inconnue, et l'enquête se poursuit.

Update — 2026-09-01

La traque serait désormais proche d'une percée. Le site russe ixbt.games, citant TorrentFreak, rapporte le 1er septembre que Take-Two a « presque atteint » l'auteur des fuites et que l'enquête est « passée à un niveau supérieur ». L'article oppose les premières assignations de l'éditeur — des demandes larges qui auraient pu balayer des données sur des milliers d'utilisateurs ayant interagi avec les serveurs Discord visés — au dépôt plus ciblé du 28 août, dans lequel Take-Two indique avoir identifié un utilisateur Discord supplémentaire, affiné les informations sur un utilisateur déjà connu et réuni de nouveaux éléments sur les communautés citées dans sa demande précédente. Le contenu de la dernière requête reste scellé pour empêcher les contrevenants présumés de brouiller les pistes ; le tribunal n'a pas encore statué sur la demande de scellement, et la nouvelle assignation n'a pas été délivrée (ixbt.games). L'identité de Cyberleek reste inconnue — mais le filet semble se resserrer.

Update — 2026-09-01 (presse japonaise)

La couverture japonaise de l'affaire, relayée par finance.biggo.jp, décrit la personne derrière Cyberleek comme un opérateur crypto — une lecture cohérente avec la piste du portefeuille Solana et du memecoin $CYBERLEEK documentée plus haut — et chiffre l'impact boursier : près de 3 milliards de dollars de capitalisation effacés chez Take-Two depuis le début de la vague de fuites (finance.biggo.jp). Le même média a rapporté les assignations fédérales de l'éditeur contre Microsoft et Discord dans sa tentative d'identifier l'auteur des fuites, et noté que le chaos s'était aggravé à la mi-août, la personne présentée comme à l'origine de la campagne ayant démenti le calendrier de publication d'images supplémentaires (finance.biggo.jp). Ces reportages sont antérieurs aux dépôts cités ci-dessus ; l'identité légale de Cyberleek reste non confirmée.

Update — 2026-09-01 (AUTOMATON)

Le média japonais AUTOMATON ajoute le 1er septembre un détail procédural significatif : Take-Two aurait retiré sa demande d'assignation DMCA visant Google/YouTube. Le tribunal avait demandé à l'éditeur des explications complémentaires sur trois comptes liés aux vidéos divulguées — sans que soit expliqué si Take-Two les jugeait pertinents — et la demande a été abandonnée au fil de l'enquête, ce qu'AUTOMATON interprète comme un signe que la situation évolue rapidement (AUTOMATON). Le même article confirme que la seconde demande d'assignation contre Discord, datée du 28 août, n'a toujours pas été délivrée, qu'aucune décision du tribunal n'a encore été rendue sur le maintien sous scellés de la pièce jointe, et que la traque de l'éditeur a désormais pris la forme d'un dépôt plus ciblé contre des utilisateurs et des serveurs précis, loin des demandes très larges de la première vague (AUTOMATON).

Update — 2026-09-01 (Northern Star)

Un portrait publié par le Northern Star, le journal étudiant de la Northern Illinois University, aborde la traque sous un autre angle — et donne plus d'épaisseur à la présentation que Cyberleek fait de lui-même. Le média décrit le persona comme un « gaming activist » (« militant du jeu vidéo ») défendant trois commandements : pas de précommandes numériques, pas de contenu solo verrouillé derrière un paywall dans le code du jeu, et la possibilité de jouer au mode solo hors ligne (Northern Star). L'article relève que le prix de 80 dollars de GTA VI marque une nette hausse par rapport au standard de 60 dollars des grosses productions, et donne la parole à des étudiants qui débattent de la dérive vers les battle passes et la monétisation — l'un d'eux qualifiant les fuites de « gifle au visage des développeurs » tout en comprenant la frustration des fans (Northern Star). Le portrait dresse aussi l'inventaire des fuites : un clip de basket, une balade à vélo sur la plage, un survol de Vice City — et une vidéo inédite des quatre premières minutes du prologue du jeu, désormais introuvable en ligne (Northern Star). Côté juridique, il date les assignations DMCA de Take-Two contre Discord et Microsoft du 20 août et précise qu'à la date de publication, on ignorait encore si elles avaient été signifiées (Northern Star). La posture « militante » est l'identité revendiquée par Cyberleek lui-même, telle que relayée par le média : l'identité légale de la personne reste non confirmée.

Update — 2026-09-01 (presse chinoise)

Le site chinois cnBeta a également couvert l'enquête le 1er septembre, en relayant le reportage de PC Gamer sur le dépôt sous scellés : Take-Two a demandé au tribunal de maintenir la nouvelle demande d'assignation hors de la vue du public pour ne pas donner l'avantage aux contrevenants présumés (cnBeta). Le reportage confirme les mêmes éléments procéduraux déjà détaillés plus haut — le dépôt plus ciblé du 28 août identifiant un utilisateur Discord supplémentaire, la demande d'informations complémentaires sur un utilisateur connu et de nouveaux indices sur les serveurs communautaires visés, et la position de l'éditeur selon laquelle une divulgation publique pourrait pousser les contrevenants à supprimer, détruire ou dissimuler des preuves (cnBeta). Il précise aussi que le tribunal n'avait pas encore statué sur la demande de scellement, que la nouvelle assignation n'avait pas été délivrée, et que Take-Two a retiré le 28 août sa demande d'assignation DMCA contre Google, en réaffirmant que l'enquête continue d'évoluer rapidement (cnBeta). Aucun fait nouveau par rapport à la couverture existante — le reportage chinois est une confirmation de la même affaire de scellement.

Update — 2026-09-01 (GinjFo)

Le site français GinjFo résume le 1er septembre la même affaire de dépôt sous scellés, confirmant le passage d'une enquête très large à des pistes individuelles ciblées — et ajoute un détail concret absent de la couverture existante : les trois comptes Google/YouTube au cœur de la demande d'assignation DMCA retirée s'appelaient CyberLeeks, Surfer24k et CyberLeek_ar_io. Selon le média, Take-Two a abandonné cette demande parce que les informations recherchées auprès de YouTube n'étaient plus nécessaires au fil de l'enquête (GinjFo). L'argumentaire de l'éditeur pour maintenir sous scellés la nouvelle demande visant Discord — une divulgation laisserait aux « alleged infringers » (« contrevenants présumés ») le temps de supprimer, détruire ou dissimuler des preuves, et révélerait l'avancement de l'enquête — est également confirmé, tout comme la date du retrait, le 28 août (GinjFo). Le statut légal de Cyberleek ne change pas : l'identité de la personne reste non confirmée.

Update — 2026-09-01 (Eurogamer)

Le reportage d'Eurogamer sur la demande d'assignation scellée visant Discord, publié le 1er septembre, confirme les éléments déjà détaillés ci-dessus et ajoute deux points. Premièrement, les cibles du nouveau dépôt sont entièrement masquées (redacted) dans le document — Eurogamer y voit la conséquence directe du ciblage plus étroit de l'assignation, et note que la réaction publique alarmée suscitée par la première demande visant Discord (qui concernait des centaines de milliers d'utilisateurs répartis sur plusieurs serveurs) a pu jouer dans le virage vers la discrétion de Take-Two (Eurogamer). Deuxièmement, le média enregistre la position publique de Discord : la plateforme a indiqué n'avoir pas encore été signifiée et qu'elle « évaluerait la validité et la portée avant de répondre » le cas échéant (Eurogamer). Eurogamer chiffre par ailleurs l'encaissement crypto de l'auteur des fuites à environ 270 000 dollars (≈ 200 000 livres) — une estimation légèrement supérieure aux quelque 250 000 dollars avancés par Tom's Hardware — et précise que les fuites ont cessé peu avant la présentation Netflix, cohérent avec le calendrier d'encaissement documenté plus haut. L'assignation n'a toujours pas été délivrée, et un juge doit encore se prononcer sur le maintien du dépôt sous scellés (Eurogamer).

Update — 2026-09-01 (Sohu / IT之家)

Le site chinois Sohu, qui relaie IT之家, apporte le 1er septembre un détail d'appellation : la couverture chinoise désigne l'auteur des fuites de GTA 6 sous le surnom de « Da Cong Ge » (大葱哥, littéralement « grand frère oignon vert ») — une référence à l'avatar associé au persona Cyberleek — alors que Take-Two poursuit ses assignations contre Discord pour remonter jusqu'à lui (Sohu). Le reportage confirme les faits clés déjà détaillés plus haut : la dernière assignation visant Discord a été déposée sous scellés, sans aucun détail public, et l'éditeur avait précédemment assigné Discord, Microsoft et X pour obtenir les informations sur le stockage et la diffusion des vidéos divulguées (Sohu). Il revient aussi sur les origines de la campagne : la personne derrière les fuites a mis en ligne à la mi-août des vidéos de gameplay de GTA VI, dont l'une montre un avion survolant la carte de Leonida, ce qui a suscité d'intenses discussions en ligne (Sohu). Aucun fait procédural nouveau au-delà de l'affaire du dépôt scellé — le reportage chinois est une confirmation de la même enquête, assortie d'un surnom distinctif pour l'auteur des fuites. L'identité légale de Cyberleek reste non confirmée.

Update — 2026-09-01 (BFM Tech)

Le média français grand public BFM Tech a couvert l'enquête le 1er septembre, en résumant l'affaire du dépôt sous scellés pour un large public — avec un détail interprétatif : la dernière demande d'assignation DMCA de l'éditeur, dont les cibles restent anonymes, « pourrait être la dernière », Take-Two décrivant l'affaire comme « évoluant rapidement » (BFM Tech). Le reportage confirme le retrait de la demande visant les trois comptes Google/YouTube Cyberleeks, Surfer24K et Cyberleek_ar_io — un juge n'a pas accepté la requête et l'éditeur l'a abandonnée, indiquant qu'il « n'avait plus besoin des informations demandées » (BFM Tech). BFM Tech rappelle aussi le mécanisme juridique de la traque : l'assignation DMCA permet aux ayants droit de réclamer des informations sur un tiers sans pour autant le poursuivre en justice, et Take-Two a utilisé cette technique pour cibler des milliers d'utilisateurs de Discord ayant participé de près ou de loin à la diffusion d'images et de vidéos de GTA 6 (BFM Tech). Aucun fait procédural nouveau — le reportage est une confirmation grand public française de la même affaire de dépôt scellé. L'identité légale de Cyberleek reste non confirmée.

Update — 2026-09-02 (la justice autorise l'assignation)

La traque franchit son plus gros obstacle procédural. Le site français GinjFo rapporte le 2 septembre que la justice fédérale américaine a autorisé la seconde assignation visant Discord demandée par Take-Two le 28 août (GinjFo). Le juge Andrew L. Carter a estimé qu'il existe un motif suffisant et a ordonné au greffe de délivrer l'assignation — et, point crucial, « as sought by the petitioner », c'est-à-dire dans les conditions réclamées par Take-Two : le tribunal a donc accepté de maintenir sous scellés le contenu détaillé de la procédure (GinjFo).

La décision valide le changement de stratégie déjà documenté ici. Contrairement à la première assignation contre Discord — une vaste demande visant des milliers de membres répartis sur plusieurs serveurs —, la seconde requête cherche des informations précises sur deux utilisateurs ciblés : un compte Discord que Take-Two dit avoir nouvellement identifié, et un utilisateur déjà connu pour lequel l'éditeur veut des données d'identification complémentaires (GinjFo, UNILAD Tech). UNILAD Tech, qui couvrait la même affaire le 2 septembre, qualifie le dépôt de « potentiellement vital » et reprend la position de Take-Two selon laquelle son enquête sur Cyberleek est « rapidly evolving » (« en évolution rapide ») (UNILAD Tech).

GinjFo tempère toutefois l'optimisme : même avec l'assignation autorisée, il reste peu probable que Take-Two connaisse déjà la véritable identité de Cyberleek — et, la procédure étant scellée, la suite de l'affaire risque de se jouer loin des regards (GinjFo). Le statut légal de Cyberleek ne change pas : l'identité de la personne reste non confirmée, mais le filet s'est encore resserré d'un cran.

Update — 2026-09-03 (le chiffre des 350 000 dollars de frais LP)

Le bilan financier de l'opération de fuite est revu à la hausse. L'analyste on-chain Conor Grogan — connu pour ses travaux sur les mouvements de cryptomonnaies — estime désormais que les portefeuilles liés à Cyberleek ont encaissé environ 350 000 dollars, générés entièrement par les frais de fourniture de liquidité (LP fees), et non par une vente brutale d'une énorme réserve de jetons (GinjFo, BeInCrypto). Le mécanisme est plus sophistiqué qu'un classique « pump and dump » : Cyberleek a créé son propre memecoin $CYBERLEEK, a fourni de la liquidité au marché et a prélevé une commission sur chaque échange — chaque nouvelle vague de vidéos de GTA 6 divulguées alimentant l'attention, le volume de transactions et donc les frais (GinjFo).

Ce chiffre marque un net bond par rapport aux estimations d'encaissement d'environ 250 000 à 270 000 dollars documentées plus haut dans cet article. GinjFo rappelle qu'une première enquête, rapportée le 22 août, n'évaluait les commissions potentielles qu'à quelques dizaines de milliers de dollars, avec une piste remontant jusqu'à KuCoin — avant que plusieurs jours supplémentaires de forte activité autour du jeton ne fassent grimper le total (GinjFo). Grogan précise que les fonds ont ensuite été déplacés via plusieurs fournisseurs de services OTC (de gré à gré), un intermédiaire qui complique le suivi par rapport à une simple vente sur une plateforme centralisée — même si les mouvements sur la blockchain restent publics, et que certaines plateformes ou intermédiaires peuvent détenir des informations utiles à l'enquête de Take-Two (GinjFo). BeInCrypto, de son côté, rapporte que $CYBERLEEK a bénéficié d'une forte spéculation pendant la publication des vidéos, avec une capitalisation approchant les 25 millions de dollars avant de s'effondrer de plus de 90 % par rapport à son sommet (BeInCrypto).

La nouvelle analyse permet de suivre portefeuilles, transactions et retraits de commissions — mais, comme le souligne GinjFo, elle ne permet toujours pas d'établir qui contrôlait réellement ces portefeuilles. Le lien entre Cyberleek, les détenteurs des wallets et les personnes responsables des fuites reste une hypothèse d'enquête, et l'identité derrière le persona n'est toujours pas confirmée (GinjFo).

Update — 2026-10-14 (la campagne s'arrête, la fin reste sous clé)

La campagne de fuites de Cyberleek s'est arrêtée le 14 octobre — non pas avec la build complète promise, mais avec un message d'adieu en trois parties signé « CYBERLEEK ». RockstarINTEL rapporte que le fuyard a publié « THE END OF THE ROAD » (parties 1/3, 2/3 et 3/3) à 13h08 sur son propre site, depuis mis hors ligne, et que la dernière livraison contenait du gameplay issu des missions finales du jeu ainsi qu'un aperçu de la fin, montré hors contexte.

Il affirme détenir cette fin et avoir choisi de ne pas la publier. « The ending stays unpublished. Proof: the latest leek – clips from the final missions, out of context, revealing nothing », écrit-il, en expliquant qu'une telle fuite « punirait durement Take-Two, mais gâcherait l'expérience des joueurs, qui n'ont rien fait de mal » (RockstarINTEL, Insider Gaming). Ni Rockstar ni Take-Two n'ont authentifié ces images : l'affirmation reste donc ce qu'elle a toujours été — la parole d'un compte anonyme qui a intérêt à ce qu'on le croie.

La phrase la plus lourde de conséquences vise celui qui le neutralisera. « The dead man's switch is active – story spoilers only. Left alone, it never fires. Whoever removes CL chooses it » (RockstarINTEL). Pris au mot, le compte dit détenir un stock de spoilers scénaristiques qui serait diffusé s'il est arrêté. Aucun mécanisme, aucun hébergement et aucune preuve ne sont avancés, et Take-Two n'a fait aucun commentaire public (Insider Gaming) : une menace dissuasive qui ne coûte rien à formuler et que personne, en dehors du compte, ne peut vérifier.

La build n'est jamais sortie parce que l'argent n'est jamais arrivé. « The 30M was not reached, so no build. Uploading 200+ GB anonymously is a serious risk », indique l'adieu (RockstarINTEL). The Daily Game News chiffrait la capitalisation du jeton à 1,7 million de dollars le 13 octobre, contre un pic à 7,8 millions le 11 octobre — soit une chute de 78 % — pour un seuil fixé à 30 millions. Le jeton ne pesait donc que 5,7 % de l'objectif, et il aurait fallu qu'il multiplie sa valeur par environ 17,6 pour déclencher la diffusion ; les paliers inférieurs — 13 millions pour des images de fusillade policière, 25 millions pour un clip train contre train — n'ont jamais été atteints non plus (The Daily Game News).

Sa version de l'encaissement recoupe l'analyse on-chain publiée plus haut dans cet article. Il assure n'avoir « vendu que deux fois. Les deux fois : uniquement des frais de trading, comme annoncé depuis le début » (RockstarINTEL) — exactement le mécanisme de frais de liquidité que l'analyste Conor Grogan décrivait en estimant à environ 350 000 dollars les revenus des portefeuilles liés à l'opération (GinjFo, BeInCrypto). Ce détail conforte la lecture par les frais et s'accorde mal avec le récit du « rug pull » caractéristique qui avait suivi l'effondrement du jeton fin août (PC Gamer).

Deux mois plus tard, personne n'a été publiquement identifié. Ni les autorités américaines, ni Rockstar, ni Take-Two n'ont nommé de suspect, et un fact-check publié le 14 octobre reprend la formule de Dexerto : « Cyberleek is a brand, not an identified person ». Les assignations de Take-Two contre Microsoft, Discord, X et Google — dont l'ordonnance scellée visant Discord autorisée par un juge le 2 septembre — n'ont abouti à aucune arrestation connue, et le dernier billet GTA 6 du Newswire de Rockstar avant l'adieu, le 8 octobre, portait sur les radios du jeu, pas sur les fuites.

La fuite de 2022 s'était terminée bien plus vite pour son auteur. La BBC rapportait qu'Arion Kurtaj, membre de 18 ans du groupe Lapsus$, avait dérobé 90 clips de GTA 6, en pénétrant chez Rockstar avec une Amazon Firestick, la télévision d'un hôtel et un téléphone après la confiscation de son ordinateur portable, et en menaçant de publier le code source si le studio ne le contactait pas sous 24 heures. Il a été de nouveau arrêté après la diffusion de septembre 2022 et, en décembre 2023, condamné à une hospitalisation sous contrainte illimitée. Une arrestation en quelques jours contre un adieu anonyme deux mois plus tard : c'est là que se mesure l'épisode.

L'adieu reste toutefois réversible. « The Edict stands. The leeks stop here. For now », conclut le dernier message (RockstarINTEL) — quatre mots qui laissent la porte ouverte à 36 jours de la sortie du 19 novembre, avec la fin, selon ses propres dires, toujours non publiée, et l'interrupteur, selon ses propres dires, toujours armé.

Voir aussi

📚 Sources

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