GTA 6 : les ventes de consoles aux États-Unis bondissent de 14 % — PS5 +17 %, Xbox +9 %
Aux États-Unis, les ventes de PS5 et d'Xbox Series X|S réunies ont augmenté de 14 % sur une semaine lors de la semaine se terminant le 29 août, celle de la diffusion de l'Extended Look, d'après Mat Piscatella (Circana) : +17 % pour la PS5, +9 % pour la Xbox, pour une hausse globale de moins de 8 000 unités. Piscatella n'attend qu'un coup de pouce modeste de GTA 6, comparable à l'effet de GTA V sur
+14 %, mais moins de 8 000 consoles
L'effet GTA VI a aussi touché le marché américain — sans l'emballement qu'on pouvait imaginer. D'après les données de ventes partagées par Mat Piscatella, senior director et conseiller sectoriel chez le cabinet d'analyse Circana, les ventes unitaires de PlayStation 5 et d'Xbox Series X|S réunies aux États-Unis ont progressé de 14 % sur une semaine lors de la semaine se terminant le 29 août, celle où Rockstar a diffusé GTA VI : An Extended Look (VGChartz).
Le détail par plateforme est parlant : la PS5 grimpe de 17 %, l'Xbox Series X|S de 9 %. Mais en volume, la hausse cumulée « représente moins de 8 000 unités », précise Piscatella — rappel qu'un pourcentage à deux chiffres sur un parc de consoles en fin de génération peut cacher un nombre de machines finalement limité. La domination de PlayStation dans cette embellie rejoint d'ailleurs tout ce que le reveal a produit jusqu'ici, des répartitions de précommandes aux chiffres du Royaume-Uni.
Un sursaut réel, mais trois fois plus faible qu'au Royaume-Uni
Ces chiffres arrivent juste après les données britanniques, et le contraste saute aux yeux. La même semaine, les ventes de PS5 ont bondi de 33 % et celles d'Xbox Series X|S de 34 % outre-Manche, selon les données NielsenIQ relayées par The Game Business et détaillées dans notre article. Les deux marchés racontent la même histoire — l'Extended Look a transformé l'intérêt en achats — mais le rebond américain est environ trois fois plus petit.
L'écart s'explique simplement. Un pourcentage hebdomadaire dépend beaucoup de la base sur laquelle il est calculé : les États-Unis sont de loin le premier marché mondial, donc les faire bouger de plus de 10 % est mécaniquement plus difficile que de dynamiser un marché plus petit. Le pic britannique, lui, est survenu après une période de demande particulièrement molle, ce qui a gonflé le rebond.
« Visible, mais pas un séisme »
Piscatella se garde bien de surinterpréter le moment. Interrogé, il explique ne pas attendre de coup de fouet « fracassant » des ventes de consoles lié à GTA 6, et calibre son pronostic sur l'histoire de la série elle-même.
« J'attends un coup de pouce modeste du hardware de la part de GTA, comparable peut-être à l'impact qu'a eu GTA V sur PS3/360 à sa sortie », a-t-il déclaré. « C'était visible, mais pas un séisme. »
La comparaison mérite d'être gardée en tête. GTA V est sorti en 2013, à l'extrême fin de la génération PS3/Xbox 360, et il avait aidé à vendre des machines sans provoquer d'explosion durable. GTA VI arrive dans des conditions structurelles proches : la PS5 et l'Xbox Series X|S ont déjà plusieurs années, l'essentiel du public qui en voulait une en possède déjà une, et les prix ont augmenté depuis le lancement. Le vivier de joueurs encore en attente d'une console existe, mais il reste limité.
Ce que cela dit à l'approche du 19 novembre
C'est précisément pourquoi ces chiffres hebdomadaires sont scrutés. Le reveal a bien provoqué un sursaut réel des deux côtés de l'Atlantique, et les stocks de PS5 Pro se sont raréfiés sur plusieurs marchés depuis la diffusion. Mais si Piscatella voit juste, l'effet ressemblera davantage à une hausse solide et étalée qu'à un cycle d'euphorie — le genre de coup de pouce qui profite aux éditeurs et aux revendeurs sans réécrire la courbe de la génération.
Pour les joueurs encore indécis, la conclusion pratique ne change pas. GTA VI sort le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S, sur les deux plateformes à la fois, sans concurrent « vraie next-gen » à mettre dans la balance. Les chiffres américains disent que la hype est réelle et mesurable ; ils disent aussi que la ruée ressemble, pour l'instant, à une poussée régulière plutôt qu'à une bousculade.