Vice City vu par IGN : le classique de 2002 tient toujours la route avant GTA 6
Le 11 septembre 2026, IGN a publié « Grand Theft Auto: Vice City – The Legacy Review », nouvel épisode d'une série où Luke Reilly rejoue chaque grand GTA avant l'arrivée de GTA VI. Pas de nouvelle note à la clé : les jeux sont classés selon l'ancien système des six étoiles de recherche. Vice City en ressort comme un jeu qui fonctionne encore en 2026, grâce à son décor de 1986, son héros doublé et
Vice City tient-il encore en 2026 ? IGN répond oui
Près d'un quart de siècle après sa sortie, Grand Theft Auto: Vice City reste un jeu qui vaut la peine d'être rejoué. C'est le verdict d'IGN, qui a publié le 11 septembre 2026 « Grand Theft Auto: Vice City – The Legacy Review », signé par Luke Reilly, rédacteur senior de la section tests, et joué sur PlayStation 2 d'origine. Sa conclusion est nette : le classique de 2002 reste « une expérience irrésistible en 2026 », portée par une personnalité et un style sans équivalent — et par une bande originale qui n'a presque aucun rival dans le jeu vidéo.
Une rétrospective, pas un nouveau test
Ce texte s'inscrit dans un projet plus large : ces prochains mois, Reilly rejoue chaque grand opus de la saga à l'approche de GTA VI, attendu le 19 novembre. Il ne s'agit pas de nouveaux tests : aucune note chiffrée n'est attribuée, les jeux étant jugés à travers l'ancien niveau de recherche à six étoiles, un repère pour situer la place de chaque épisode dans l'affection de longue date du journaliste. Les volets consacrés au premier Grand Theft Auto, à GTA 2 et à GTA III sont déjà en ligne.
Ce que le classique PS2 réussit encore
Reilly reconnaît que le jeu a bien vieilli à l'œil : « J'avais honnêtement oublié à quel point c'était beau, pour de la PS2 », écrit-il, citant les couchers de soleil, l'océan scintillant et les vêtements de Tommy qui claquent à moto. Côté game design, Vice City élargit le terrain de jeu : retour des motos pour la première fois depuis l'ère vue de dessus, aéronefs réellement pilotables — hélicoptères et hydravion —, changements de tenue, achat de propriétés et carte intégrée. La conduite progresse aussi par rapport à GTA III, avec des voitures plus lourdes et des motos réglées pour se glisser dans les virages.
Tommy Vercetti a changé la narration de la saga
Le vrai basculement est narratif. Vice City abandonne le héros muet et donne à son protagoniste une voix, celle de Ray Liotta pour Tommy Vercetti, un homme venu prendre la ville plutôt que survivre dedans. Autour de lui, Rockstar aligne un casting digne d'un générique de film de gangsters : Tom Sizemore, Dennis Hopper, Burt Reynolds, William Fichtner, Robert Davi, Luis Guzmán, Gary Busey, Danny Trejo, Danny Dyer et Philip Michael Thomas en Lance Vance. L'hommage à Miami Vice et à Scarface est à peine déguisé — jusqu'aux inspecteurs de la brigade des mœurs qui débarquent en Cheetah dès trois étoiles.
L'argument de la bande originale
Si un point domine le texte, c'est la musique. Vice City a « weaponisé » les morceaux sous licence au point de réécrire le sens de certains titres pour toute une génération : difficile d'entendre Broken Wings sans penser au DJ Fernando Martinez, et une course en dirt bike à Washington Beach peut tomber sur 99 Luftballons sans que ça sonne faux. Pour Reilly, c'est non seulement la meilleure bande-son de la saga — devant San Andreas et Vice City Stories — mais l'une des meilleures du jeu vidéo tout court. Il rappelle que Billie Jean était programmée pour être la première chanson entendue au volant, un détail que les rééditions et remasters ultérieurs ont retiré.
Ce qui a mal vieilli
Le regard n'est pas complaisant. Le verrouillage automatique reste un rapport « amour-haine », capable de viser les alliés qu'on vient d'amener à une fusillade plutôt que les policiers en face. Aucun point de contrôle n'existe en milieu de mission, même si Vice City a introduit les courses de taxi automatiques après un échec.
Pourquoi c'est important avant GTA VI
Vice City est le premier vrai projet du studio fraîchement rebaptisé Rockstar North, et son ADN — protagoniste doublé et ambitieux, ton cinématographique de film de gangsters, conduite plus pesante, bande-son sous licence utilisée comme outil narratif — est exactement ce que les GTA suivants, GTA VI compris, ont repris. Reilly refuse l'idée que Vice City aurait inventé à lui seul la nostalgie des années 1980, mais pose une distinction qui compte : contrairement à un film, le jeu permettait d'habiter la décennie au lieu de la regarder. C'est à cet héritage que GTA VI sera comparé quand Leonida ouvrira ses portes le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S.