GTA 6 : Rockstar défend son plein d'essence de 10 secondes — « plutôt rapide pour un plein »
GTA 6 demandera aux joueurs de faire le plein dans les stations-service, avec une animation d'environ 10 secondes ; les stations serviront aussi à réparer et à recharger les véhicules électriques. Lors d'une preview supervisée par le studio, Rob Nelson, co-responsable de studio chez Rockstar, a qualifié le plein de « plutôt rapide » tout en demandant si les joueurs allaient aimer la fonction. La m
Le plein d'essence est en train de devenir l'une des mécaniques les plus discutées de Grand Theft Auto VI — et pour la première fois, un membre de Rockstar a répondu directement à la polémique.
Tout est parti du créateur australien TGG, invité à une preview prolongée du jeu, qui a décrit en détail le fonctionnement du système de carburant. Son récit, relayé par PC Gamer et GamesRadar+, tombe alors que les joueurs s'écharpent encore sur les images volées montrant des voitures s'arrêter à la pompe. Ce qui a marqué les esprits, ce n'est pas seulement la mécanique en elle-même, mais la réaction de celui qui supervisait la démo : Rob Nelson, co-responsable de studio chez Rockstar, a regardé la séquence de ravitaillement et a lâché : « Hé, c'est plutôt rapide pour un plein. On ne peut pas se plaindre. »
Faire le plein à Vice City
D'après TGG, les stations-service de GTA 6 ne vendront pas que des boissons et des en-cas. Elles permettront de faire le plein des voitures à essence, de recharger les véhicules électriques et d'effectuer des réparations. Choisir l'option de ravitaillement ou de recharge déclenche une courte cinématique — une dizaine de secondes, estime TGG — pendant laquelle la pompe fait son œuvre. Pour une série qui n'a jamais forcé ses joueurs à penser au carburant, c'est un petit mais vrai virage vers la simulation, dans la lignée de ce que Rockstar explore depuis Red Dead Redemption 2.
C'est précisément ce qui divise la communauté. Pour certains, surveiller une jauge d'essence dans un jeu bâti sur les courses-poursuites et les fusillades, c'est une corvée qui casse le rythme. Pour d'autres, dix secondes, c'est à peine plus long qu'une animation de portière, et le choix du véhicule, l'itinéraire emprunté et l'argent dépensé à la pompe pourraient enrichir le monde ouvert.
Un studio qui sait qu'il prend un risque
Le plus révélateur du récit de TGG, c'est l'hésitation de Rockstar elle-même. Nelson, qui supervisait la session, aurait demandé au créateur : « Tu crois que les gens vont aimer ? », avant d'ajouter : « On verra ce que les gens diront. » Pour une entreprise qui présente d'habitude ses choix de design avec une confiance absolue, c'est un rare moment de doute — et un signe que l'équipe surveille la réaction de près à mesure que la sortie de novembre approche.
Le verdict de TGG rassurera ceux qui craignent de passer la moitié du jeu à la pompe : « L'essence ne sera pas vraiment un problème, sauf si vous ne réfléchissez pas à ce que vous faites. » Autrement dit, le système est conçu pour punir la conduite distraite, pas pour transformer chaque trajet à travers Leonida en corvée logistique. La controverse née des fuites, suggère-t-il, a peut-être donné à la fonction un aspect bien plus contraignant que ce qu'elle sera en pratique.
Un débat familier
Rockstar est déjà passé par là. À la sortie de Red Dead Redemption 2 en 2018, des joueurs s'étaient plaints du poids de la simulation : les mouvements pesants d'Arthur Morgan, la gestion minutieuse des sacoches, les corvées du camp. GTA 6 semble prêt à parier à nouveau sur le réalisme, et le ravitaillement en est l'exemple le plus visible. La différence, cette fois, c'est que le studio pose la question à voix haute — et la réponse n'arrivera qu'à la sortie du jeu sur PS5 et Xbox Series X|S, le 19 novembre 2026.
En attendant, la conclusion est simple : le plein existe, il dure une dizaine de secondes, et Rockstar parie que la plupart des joueurs hausseront les épaules exactement comme Nelson dans cette salle de preview. Reste à savoir si la communauté sera du même avis — Rockstar lui-même admet ne pas le savoir.