📰 News 2026-10-23 · Rédaction GTA VI News · Uswitch / Advanced Television

GTA 6 : 2,56 millions de salariés britanniques comptent poser un jour pour la sortie

GTA 6 : 2,56 millions de salariés britanniques comptent poser un jour pour la sortie
TL;DR

Uswitch a interrogé 1 000 salariés britanniques qui jouent aux jeux vidéo et estime que 2,56 millions d'entre eux seront absents du travail le 19 novembre 2026 pour GTA 6, dont 1,68 million en congés payés et 887 515 en faux arrêt maladie, pour 403,5 millions de livres d'heures de travail valorisées au salaire horaire médian britannique de 19,67 £.

La réponse courte

Selon un sondage commandé par le comparateur Uswitch et relayé par Advanced Television le 20 octobre, 2,56 millions de salariés britanniques pourraient manquer le travail le 19 novembre 2026, jour de sortie de GTA VI. Le détail : 1,68 million poseraient des congés payés et 887 515 un arrêt maladie alors qu'ils ne sont pas malades. Uswitch valorise les heures manquantes à 403,5 millions de livres, un chiffre entièrement bâti sur des intentions déclarées, pas sur des registres d'employeurs.

Ce qu'Uswitch a réellement mesuré

L'échantillon compte 1 000 salariés britanniques qui jouent aux jeux vidéo, interrogés pour un site de comparaison d'offres Internet dont l'expert, Max Beckett, a profité de l'occasion pour rappeler aux lecteurs de vérifier leur débit et l'espace libre de leur console avant le jour J. Ce contexte commercial pèse moins que les données : 54 % des sondés déclarent prévoir de modifier leur emploi du temps le jour de la sortie.

Le reste du détail, tel que publié par Advanced Television : 17 % envisageraient des congés payés, 9 % pourraient poser un arrêt maladie sans être malades, 14 % prendraient un congé sans solde. Ils sont par ailleurs 21 % à anticiper de la fatigue au travail après avoir joué tard, 21 % à s'attendre à être distraits, 26 % à compter parler du jeu avec leurs collègues, 17 % à vouloir décaler leurs horaires et 16 % à prévoir une baisse de productivité. Chez les sondés en télétravail, 30 % indiquent qu'ils pourraient jouer pendant leurs heures de travail.

D'où viennent les 2,56 millions — et la base que personne n'a publiée

C'est le maillon que la plupart des reprises ont sauté. Dix-sept pour cent des quelque 34,5 millions de salariés britanniques représenteraient près de 5,9 millions de personnes, pas 1,68 million. En divisant 1,68 million par 17 %, et 887 515 par 9 %, on obtient une base bien plus étroite : entre 9,86 et 9,88 millions de salariés joueurs, soit environ 28,6 % de la population active — une proportion crédible d'adultes britanniques ayant une manette entre les mains.

Cette base est la seule lecture qui rende les chiffres absolus cohérents, et elle correspond à l'échantillon : des joueurs, pas la population générale. RockstarINTEL, qui reprend l'étude le 23 octobre, place le dénominateur de 34 500 000 salariés à côté du chiffre de 1,68 million de congés payés : les deux ne peuvent pas être vrais ensemble. Les pourcentages ont été appliqués aux joueurs, puis le résultat a été raconté comme s'il concernait tout le monde.

Le titre défendable est donc plus étroit que « 2,56 millions de Britanniques qui sèchent le travail » : environ un salarié britannique sur quatre qui joue aux jeux vidéo compte être absent le jour de la sortie. Pour un jeu vidéo, cela reste considérable.

13,4 millions d'heures ou 20,5 millions ?

L'arithmétique d'Uswitch est explicite : sur une journée de huit heures, 20 511 464 heures potentiellement perdues en congés payés et arrêts maladie, valorisées au salaire horaire médian britannique à temps plein de 19,67 £ comme proxy. Résultat : 263,8 millions de livres de congés payés, 139,7 millions d'arrêts maladie, 403,5 millions au total — et les totaux ne se recoupent qu'à 20 511 464 heures, puisque 20 511 464 × 19,67 £ = 403,5 millions.

RockstarINTEL écrit pour sa part « un peu plus de 13 400 000 heures de travail perdues ». Ce chiffre correspond exactement aux seuls congés payés (1,68 million × 8 heures = 13,44 millions), les heures d'arrêt maladie ayant disparu du calcul, alors que le total de 403,5 millions est cité juste à côté. L'écart atteint environ 7,1 millions d'heures. Dans les comptes d'Uswitch, une journée d'absence équivaut à 2 341 ans de travail continu.

403,5 millions de livres de valeur, pas de pertes

La nuance compte, car le chiffre circule plus vite que sa méthode. Uswitch emploie le salaire horaire médian « comme proxy de la valeur économique de ces heures » : l'étude donne un prix au temps, elle ne mesure pas une perte. Et 263,8 millions de livres correspondent à des congés payés posés à l'avance — rémunérés, planifiés, validés des semaines avant. La production ne s'évapore pas parce qu'un salarié prend des vacances auxquelles il a droit.

Seule la part des arrêts maladie, 139,7 millions, est imprévue, et même celle-là relève du report plutôt que de la suppression : le travail non fait un jeudi se fait généralement un vendredi. De l'autre côté du bilan, le même lancement va déplacer de l'argent réel, Take-Two devant engranger plusieurs milliards lors de la première semaine. L'estimation américaine de l'économiste José Montalvo, publiée séparément, situe le manque à gagner de productivité aux États-Unis près du milliard de dollars — une projection, là encore.

Ce que disent les chiffres américains

Trois jeux de données convergent désormais, ce qui explique la persistance du sujet. BambooHR, à partir de 3,4 millions de salariés américains et d'un sondage auprès de 1 500 actifs rémunérés, indiquait le 19 octobre que les demandes de congés pour le 19 novembre dépassent de 13 % les journées équivalentes de 2024 et 2025, avec 18 % des salariés au forfait qui comptent poser la journée — et 32 % chez les moins de 30 ans.

Un sondage GameSquare/Pollfish auprès de 1 000 Américains à temps plein joueurs relève 10 % de départs assumés le jour J, 30 % de personnes qui y réfléchissent, et 42 % qui s'attendent à être moins productives. Une autre enquête britannique, menée par One Day Agency et publiée en septembre, trouvait 15 % de salariés prêts à se déclarer malades faute de pouvoir poser un congé — plus qu'Uswitch et ses 9 %, mais la question diffère : « le ferait si empêché » n'est pas « pourrait le faire ».

La comparaison des échelles mérite une phrase. Les 2,56 millions britanniques représentent 7,4 % de la population active du pays. Le 1,5 million américain, cité par IBTimes UK dans sa reprise de l'estimation Montalvo, reste sous les 1 % d'une population active cinq fois plus nombreuse — et IBTimes précise que ce chiffre de 1,5 million a circulé dans la couverture du lancement sans être directement attribuable à l'entretien de Montalvo. L'écart sépare deux méthodes, pas deux peuples.

Ce qui est confirmé, et ce qui ne l'est pas

Confirmé : GTA VI sort le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S, et les pourcentages comme les totaux d'Uswitch ont été publiés le 20 octobre. Non confirmé, et probablement impossible à confirmer : le nombre réel de personnes qui ne se présenteront pas au travail. Tous les verbes de l'étude sont conditionnels — « envisageraient », « pourraient ». Aucune base de données d'employeurs britanniques ne permet de vérifier le résultat, et la version relayée par la presse professionnelle ne mentionne ni dates de terrain ni marge d'erreur.

Ce que l'on peut affirmer, c'est que les employeurs planifient désormais autour de la date. Le préparateur californien Burger Motorsports a prévenu ses clients que son service client et ses expéditions ralentiraient plusieurs jours à partir du 19 novembre, et l'autorité australienne Fair Work a publié un rappel : une sortie de jeu ne constitue pas un motif valable de congé payé. Un avertissement qui aurait paru absurde en 2013, quand GTA V s'écoulait à 11,21 millions d'exemplaires en 24 heures sans que personne n'éprouve le besoin de le formuler.

Voir aussi

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