📰 News 2026-09-18 · Rédaction GTA VI News · GTA VI News

GTA: Tokyo a bien existé : le GTA PS2 annulé qui devait emmener la série au Japon

GTA: Tokyo a bien existé : le GTA PS2 annulé qui devait emmener la série au Japon
TL;DR

GTA: Tokyo n'était pas une rumeur de forum : Obbe Vermeij, ex-directeur technique de Rockstar North, confirme qu'il s'agissait d'un monde ouvert calqué sur GTA III, transposé au Japon, avec les sabres de samouraï comme mécanique forte et la culture du street racing nippon comme pilier. Le plan prévoyait de confier la technologie de Rockstar North à un studio japonais — le modèle qui avait donné Bu

Oui, GTA: Tokyo a réellement existé

Grand Theft Auto a failli quitter les États-Unis pour le Japon. Le 18 septembre, Obbe Vermeij, ancien directeur technique de Rockstar North, a livré de nouveaux détails sur GTA: Tokyo, un épisode en monde ouvert pensé pour l'époque PlayStation 2 et annulé avant même d'entrer en production. Au micro de Thunderpick, il résume le concept sans détour : « ça devait juste être un jeu dans le style de GTA III, situé à Tokyo. » Pas de prototype, pas d'annonce, pas de sortie — mais un projet qui a bel et bien existé sur le papier, avec un décor, un modèle de développement et une identité de gameplay.

L'histoire n'est pas inédite pour les fouilleurs de fichiers Rockstar : des références à une version « Tokyo PS2 » circulent depuis la fuite du code source de Grand Theft Auto V en 2023, et Vermeij avait déjà confirmé que Tokyo figurait parmi les villes étrangères étudiées. Ce que cette interview apporte, c'est la précision : comment le jeu aurait fonctionné, qui l'aurait fabriqué, et à quel moment exact tout s'est arrêté.

Des sabres de samouraï sur un squelette de GTA III

Sur le fond, l'approche était volontairement conservatrice. Rockstar comptait conserver la structure de GTA III — une ville, une ascension criminelle, une prise en main désormais familière — plutôt que de réinventer la formule qu'il venait de rendre célèbre. Le Japon devait apporter la couleur, pas un nouveau genre.

« Les sabres de samouraï devaient jouer un grand rôle », explique Vermeij, qui décrit un combat au corps à corps comme élément identitaire du projet. L'équipe discutait aussi d'appuyer sur la culture japonaise du street racing, un terrain naturel pour un studio déjà en train de régler sa conduite. Malgré la place des Yakuzas dans GTA III, ce n'est pas le gang qui a motivé le départ vers l'est : la faction venait simplement des deux premiers épisodes. L'intérêt portait sur le pays lui-même.

Un studio japonais, une reprise à la Bully

Le montage envisagé était inhabituel pour l'époque. Plutôt que de développer Tokyo en interne, Rockstar voulait confier le jeu à un studio japonais, en lui fournissant la technologie et le code de Rockstar North — exactement le dispositif qui avait produit Bully, réalisé de façon autonome par Rockstar Vancouver après le rachat par Take-Two du studio alors nommé Barking Dog.

La logique était autant culturelle que commerciale : un développeur local restituerait mieux le pays, et la série n'avait jamais atteint au Japon les scores qu'elle signait en Occident. Pour Vermeij, un GTA fabriqué sur place devait d'abord convaincre ce public, avant d'être exporté vers l'ouest — un « effet de second ordre ». Le projet était surtout porté par le bureau new-yorkais de Rockstar ; Rockstar North était au courant sans jamais être en contact direct avec l'équipe japonaise pressentie. Sam Houser s'est déplacé pour discuter du concept, et le producteur Leslie Benzies y était plus directement impliqué.

Rio, Moscou, Istanbul, Londres, Paris : les autres pistes

Tokyo n'était pas la seule ville sur la table. La liste évoquée par Vermeij comprend aussi Rio de Janeiro, Moscou, Istanbul, Londres et Paris. Tokyo était simplement la piste la plus sérieuse — la seule à être allée assez loin pour avoir une identité de jeu et un plan d'équipe — et elle s'est pourtant arrêtée au même mur que les autres. « Les contrats n'ont jamais été signés », résume-t-il, ajoutant que le projet « n'est jamais arrivé au stade de la production ». À la même période, Rockstar a déposé des marques restées sans suite, dont GTA: Bogota et Sin City.

Pourquoi un GTA moderne ne quittera pas l'Amérique

L'interview tombe deux mois avant GTA VI, attendu le 19 novembre 2026, et elle explique aussi pourquoi Rockstar revient toujours dans le même pays. Vermeij défend l'idée que la série est en quelque sorte « coincée » avec les États-Unis : la culture américaine exagérée est plus simple à parodier et se lit immédiatement partout dans le monde, là où une ville étrangère ajoute un risque de traduction au risque de conception. L'argent tranche le reste : il estime qu'un Grand Theft Auto contemporain peut coûter autour de 2 milliards de dollars, ce qui transforme un décor inédit confié à un studio externe en pari que personne chez Take-Two ne signera de sitôt. La seule vraie traversée de l'Atlantique de la franchise reste GTA London en 1999 — deux extensions d'un jeu vu de dessus, pas un épisode principal.

Tokyo demeure donc ce qu'il a toujours été : un « et si » bien documenté, désormais accompagné de notes de gameplay.

Voir aussi

📚 Sources

← Retour aux news